FC Nantes | Antoine Kombouaré

FC Nantes | Antoine Kombouaré

Face aux médias ce samedi, Antoine Kombouaré a fait le point avant la rencontre de dimanche après-midi (15h). Pour rappel, les Jaune et Vert se déplaceront demain au Stade du Moustoir afin d’y défier le FC Lorient, dans le cadre de la 7ème journée de L1. Retrouvez sa conférence de presse ci-dessous.

Le point santé

Antoine Kombouaré :
Samuel Moutoussamy, on doit faire attention. Il a senti un petit point au niveau de l’ischio. On verra aujourd’hui comment ça réagit.

Et puis il y a plein de petits bobos. Ludo est touché aux deux chevilles. On a aussi Mostafa qui a été malade. Il ne s’est pas entraîné hier. On va faire le point après l’entraînement. Ils sont tous les trois incertains. On enchaîne les matches, il faut faire attention.

Jean-Charles aurait pu jouer face à l’Olympiakos. C’était un choix. Il y a eu une petite alerte, mais pas de souci. S’il avait fallu entrer, il l’aurait fait.

Difficile de revenir au championnat après de telles émotions ?

Antoine Kombouaré :
Ce n’est pas difficile, au contraire ! J’ai pris le partie dès le début lors de la préparation de faire passer le message que c’est un avantage, une force. Je ne veux pas entendre ces discours de “c’est fatigant, la récupération…” On doit être prêt pour enchaîner les victoires. Ca doit nous donner de l’énergie, de la force et le mental pour aller chercher une victoire à Lorient. On veut faire un bon parcours européen et un bon championnat. Notre classement en championnat ne nous satisfait pas. On sait qu’on va rencontrer une belle équipe qui n’est pas là par hasard. Ils font un super travail. Je ne veux pas qu’on se trouve d’excuse. Ce ne sera pas la fatigue si on perd. Il faut offrir une grande prestation là-bas.

Cette équipe de Lorient vous surprend-t-elle ?

Antoine Kombouaré :
Oui et non. Régis Le Bris fait du très bon travail. C’est une première expérience au plus haut niveau. S’ils sont là, ce n’est pas le fruit du hasard. Ils sont solides et cette première victoire à Rennes leur a donné confiance.

Nantes conserve plus le ballon cette saison…

Antoine Kombouaré :
On avait des axes de travail à améliorer. Le fait de ne pas avoir le ballon est un problème. Après, ça va aussi avec la caractéristiques des joueurs. L’année dernière, notre principale force était la vitesse pour les contres. Cette année, on a des joueurs qui aiment avoir le ballon dans les pieds pour des attaques placées. Il faut pouvoir avoir les deux. La possession, c’est une arme de plus.

Mostafa est un point de fixation et de surface. Il est présent quand on centre. On fait avec le profil des joueurs qu’on a.

Où progresser encore ?

Antoine Kombouaré :
Etre capables de marquer dans nos temps forts. Réalisme et efficacité. Il faut marquer dans nos temps forts et, quand on joue moins bien, d’être cliniques sur une ou deux situations.

Défensivement, on peut encore s’améliorer. Mais chaque match délivre sa vérité. On doit pouvoir marquer plus de buts.

Recoller au haut du classement ?

Antoine Kombouaré :
Tous les matches sont importants. Mais c’est toujours en fonction aussi de ce que font les autres équipes. On est encore en début de saison. Ce n’est que le 7e match. Il faut rester coller à cette première partie de classement.

Une seule défaite face à Lorient lors des 10 dernières confrontation…

Antoine Kombouaré :
Les stats sont faites pour être balayées. Vu notre classement et celui de Lorient, il faut se rapprocher d’eux et surtout ne pas être distancés.

Peut-on travailler entre deux matches ?

Antoine Kombouaré :
Non, c’est beaucoup de récupération, des soins, des discussions, de la vidéo. On travaille avec ceux qui jouent peu ou pas.

Le travail a été fait avant.

Un groupe qui a peu changé est donc une force pour les automatismes…

Antoine Kombouaré :
Je peux m’appuyer sur un groupe que je connais bien. Il y a des automatismes, des liens forts. Je peux m’amuser avec plusieurs schémas. Ils ont compris qu’il n’y a pas d’excuse à trouver. Il faut être prêt. Ils nous font confiance comme on leur fait confiance. Il faut que ça continue comme ça.

L’adversaire vous lit moins…

Antoine Kombouaré :
Je ne suis pas trop fan. Je ne vais pas dire comment on va jouer. Pour nous, c’est intéressant, c’est qu’on peut jouer à trois en défense ou à quatre. Mais ça ne fait pas gagner les matches. C’est l’animation et l’efficacité.

Votre équipe vous surprend-t-elle en renversant parfois des situations contraires ?

Antoine Kombouaré :
Oui, énormément. Jusqu’au bout. Ils me surprendont toujours. Ce n’est pas donné à tout le monde. Toutes les équipes ne font pas ça ! Ca me rappelle le Fergy Time. Ils gagnaient souvent dans les arrêts de jeu. Mais quand tu as vécu ça une fois, tu le veux encore. Il faut que ça dure et c’est le plus dur. C’est surtout dans la tête de mes joueurs. Quelques soient les événements, sachez que vous êtes capables de retourner la situation tant que l’arbitre n’a pas sifflé.

La polyvalence de vos joueurs comme arme pour jouer sur les deux tableaux ?

Antoine Kombouaré :
Complètement. Gana a joué dans l’axe, un peu à droite. Là, il a joué à gauche. Ludo peut jouer dans l’axe, à droite, à gauche, comme Guessand. Il n’y a que Simon qui joue à gauche ou dans l’axe. Regardez aussi mes latéraux, à l’image de Dennis Appiah : dans l’axe, à droite, à gauche.

Je discute avec les joueurs. Je les vois tous les jours à l’entraînement où on les met à occuper tous les postes. La vérité, ils la donne dans la compétition. Quand ça marche, on est surtout content pour eux. Après, ce n’est que la vérité d’un match. On discute.

Une équipe qui vous ressemble ?

Antoine Kombouaré :
Je ressemble à cette équipe. Quand j’étais à Valenciennes, on avait la fougue. Pareil à Lens. J’aime ça. Quand je fais un recrutement, je fais en sorte d’avoir des joueurs qui vont se battre. Que tu gagnes ou que tu perdes, les supporters ne pourront pas dire que tu as triché. Il faut toujours être honnête, entre nous et pour ceux qui ont payé leur billet. On perd 3-0 contre Paris, mais personne ne m’a dit qu’ils n’ont pas aimé.

Il faut des esthètes. Mais il peut courir aussi. Il faut cette envie de gagner. Sinon, tu restes sur le banc ou en tribune.

Une défaite face à Lorient les mettrait à dix points…

Antoine Kombouaré :
S’ils gagnent, c’est qu’ils ont fait un grand match ou qu’on est passés au travers. Quand je prépare le match, jamais je nous vois perdre. Tout est possible demain. Mais on y va avec la dynamique de ce qu’on a montré jeudi. Dans les intentions, on doit en faire la suite logique. On doit sortir du match en se disant qu’on a fait ce qu’on voulait.

Le déplacement à Qarabag, compliqué ?

Antoine Kombouaré :
Très compliqué. Il y a des contraintes. La récupération, les infrastructures pour s’entraîner, est-ce qu’on revient après le match ou le lendemain, sachant qu’on reçoit Lens trois jours après.

Par F.C.

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