EN DIRECT – Crise de l’énergie : un Conseil de défense prévu ce vendredi à l’Élysée

EN DIRECT - Crise de l'énergie : un Conseil de défense prévu ce vendredi à l'Élysée

DURALEX

Les premières conséquences de la hausse galopante des prix de l’énergie. L’entreprise Duralex va devoir arrêter son four principal pour 4 mois afin de réduire les coûts.

Vie pro et emploi

Face à l'explosion des prix de l'énergie, Duralex va mettre son four en veille cet hiver

Face à l’explosion des prix de l’énergie, Duralex va mettre son four en veille cet hiver

CONSEIL DE DÉFENSE

Ce vendredi, Emmanuel Macron réunit à l’Élysée un Conseil de défense sur la crise énergétique. Quelles pourraient être les solutions proposées par l’exécutif ? On fait le point.

Énergie : sur quoi planche le Conseil de défense ?Source : TF1 Info

JT Perso

FAIRE FACE À L’HIVER EN TERMES ÉNERGÉTIQUES

Face à la crise énergétique, Bruno Le Maire a expliqué que le gouvernement allait avancer sur trois plans. Tout d’abord, un nouveau président du groupe EDF allait être annoncé “dans les prochains jours, dans les prochaines semaines” afin qu’il relance la production d’électricité. Il a ensuite appelé à ce que les centrales nucléaires, dont une partie est à l’arrêt suite à des corrosions de certains réacteurs, rouvrent le plus vite possible. 

Avant la fin du mois de décembre 2022, il a donc espéré que ces réacteurs puissent redémarrer pour soutenir la consommation d’énergie des Français, notamment cet hiver. Il a enfin espéré que les six nouveaux réacteurs nucléaires annoncés par Emmanuel Macron soient construits au plus vite.

UNE PÉRIODE DIFFICILE JUSQU’AU PRINTEMPS PROCHAIN

Selon le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, l’inflation va rester à un niveau élevé jusqu’aux premiers mois de 2023, voir mi-2023. “Il ne faut pas mentir aux Français, ça va être difficile. Il n’y aura pas de recul significatif, avant début, mi-2023”, a-t-il ajouté, tout en assurant que le gouvernement allait accompagner les Français et notamment les plus précaires. 

Si ces aides n’avaient pas été mises en place, Bruno Le Maire a assuré que les Français auraient subi au 1er janvier 2023 100% d’augmentation de leur facture de gaz ou d’électricité. “L’augmentation sera la plus contenue possible”, a donc mis en avant le ministre.

“JE TROUVE QUE L’ÉCONOMIE FRANÇAISE RÉSISTE”

Suite à la coupure du gaz russe, qui devrait advenir pour le ministre de l’Économie, l’économie française pourrait être impactée, a-t-il expliqué sur LCI. Si les prévisions de croissance ne devront pas bouger en 2022, avec une croissance à 2,5, “en 2023, ça sera plus difficile”, a concédé Bruno Le Maire. Mais selon lui, cela ne veut rien dire sur l’état de l’économie française. “C’est conjoncturel, structurellement, l’économie française se porte bien”, déclare le ministre.

BORNE

“Si on arrive à baisser notre consommation de gaz de 10%, il n’y aura pas de problèmes”, affirme la Première ministre.

GAZ EN FRANCE

On fait le point sur l’état des stocks 

Sujets de société

Crise du gaz : Gazprom suspend ses livraisons, quels risques de pénurie ?

Crise du gaz : Gazprom suspend ses livraisons, quels risques de pénurie ?

BORNE

“On ne reste pas les bras croisés, on agit”, affirme la Première ministre sur France Inter.

PROTECTION

Le ministre de l’Économie a assuré, dans une interview aux Échos, que le “bouclier tarifaire” du gouvernement protégeait efficacement les Français. Selon Bruno Le Maire, sans lui, la hausse des prix de l’énergie serait de 100% en 2023. Pour amortir le choc, des dispositifs seront conservés l’année prochaine.

Sujets de société

Bruno Le Maire assure que les prix de l'énergie pourraient doubler en 2023 "sans bouclier tarifaire"

Bruno Le Maire assure que les prix de l’énergie pourraient doubler en 2023 “sans bouclier tarifaire”

DÉFENSE DES VALEURS

La Première ministre Elisabeth Borne, qui s’est exprimée ce mercredi à l’issue du séminaire gouvernemental de rentrée, a alerté sur “le risque réel de pénurie de gaz. Une possibilité qui “nous montre que la défense de nos valeurs en soutenant le peuple ukrainien a un prix”. 

GAZ RUSSE

Emmanuelle Wargon se dit “confiante” sur LCI, sur la “possibilité de passer l’hiver sans gaz russe”. Avant la crise, le gaz russe représentait 17% de l’approvisionnement en France. Aujourd’hui, il représente 9%, explique la présidente de la Commission de régulation de l’énergie. En revanche, la question de l’évolution du prix du gaz reste inconnue.

Politique

Coupure du gaz russe : Emmanuelle Wargon confiante sur l'approvisionnement

Coupure du gaz russe : Emmanuelle Wargon confiante sur l’approvisionnement

REMPLISSAGE DES STOCKS 

“On sait qu’on atteindra les 100% de remplissage de nos stocks de gaz, avant le 1er novembre, date fixée par le gouvernement”, assure Emmanuelle Wargon alors que les réserves sont remplies à 91% actuellement. 

Ces stocks représentent “un quart de notre cinsommation. On va continuer à avoir un approvisionnement continu en gaz. Mais le stock, c’est une sécurité, qui doit nous permettre de passer un hiver normal. 

PÉNURIE DE GAZ ET ÉLECTRICITÉ 

Si pénurie il y a “elle ne concernera pas les ménages, mais que les industriels, qui pourraient être coupés quelques jours, même si ce n’est pas notre objectif” assure Emmanuelle Wargon. En revanche, pour l’électricité, c’est différent : “on est tous solidaires, interdépendants”, explique-t-elle. 

Alors que la capacité de production de la France est réduite (moins de réacteurs nucléaires, centrales hydroélectriques moins performantes à cause de la sécheresse, progression lente des renouvelables), ” on va donc plus dépendre d’une exportation au jour le jour”. “Là, on va compter sur la sobriété des ménages, ou le lissage de l’utilisation”

BOUCLIER TARIFAIRE

“Le bouclier actuel est figé jusqu’au 31 décembre”, explique Emmanuelle Wargon. “C’est dans les travaux de l’automne que gouvernement et parlement vont décider pour 2023”, ajoute-t-elle, rappelant que le bouclier actuel est “très protecteur : sans lui, on aurait eu une hausse de 105% du cout du gaz”. 

SUSPENSION DES LIVRAISONS DE GAZPROM

“Ça ne change pas grand chose”, estime E. Wargon. Le gaz russe, “c’était 17% de nos importations avant crise, aujourd’hui c’est  9%”, rappelle-t-elle, assurant que les autres sources de gaz (Norvège, Algérie, gaz naturel liquide). “On n’est pas inquiets en terme d’approvisionnement de volume, on est plutôt confiants sur la question de passer l‘hiver sans gaz russe. C’est plus sur les prix que cela aura une répercussion”.  

PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ 

Invitée politique de la matinale de LCI, Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie, estime qu’il est trop tôt pour prédire l’évolutiond es prix. 

GAZPROM CONFIRME L’ARRÊT

Le géant russe Gazprom a annoncé mercredi avoir “entièrement” suspendu ses livraisons de gaz vers l’Europe via le gazoduc Nord Stream en raison de travaux de maintenance devant durer trois jours.

Les travaux “prévus sur une station de compression de gaz ont débuté”, a indiqué le groupe russe dans un communiqué publié sur son compte Telegram.

NORD STREAM

Le Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport de gaz (Entsog) annonce ce mercredi matin que les livraisons via le gazoduc Nord Stream sont arrêtées.

Le géant gazier russe avait annoncé plus tôt cette interruption qui doit durer trois jours et qui est liée à des travaux dans une station de compression située en Russie, d’où le gaz est ensuite exporté à d’autres pays européens.

INQUIÉTUDE

Invité sur LCI ce mardi soir, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux s’est inquiété de cette rentrée 2022. “C’est la rentrée la plus incertaine que l’on ait connu”, a-t-il estimé alors que de nombreuses entreprises sont touchées par des pénuries de main d’oeuvre alors que l’inquiétude est grande autour de la crise de l’énergie. 

Le patron du Medef a appelé à trouver des solutions pour aider les entreprises. “Aujourd’hui, on paie 1000 euros du mégawattheure” a-t-il indiqué en parlant de l’électricité. Avant de précise : “On n’a pas attendu la Première ministre pour faire des économies, ne serait-ce que parce qu’on en a besoin quand on regarde la facture d’électricité”.

Retrouvez son interview ici : 

Geoffroy Roux de Bézieux, président du MedefSource : TF1 Info

JT Perso

É. BORNE S’ATTEND À “DES HAUSSES DES PRIX” DE L’ÉNERGIE DÉBUT 2023

“On ne va pas geler les prix éternellement. Il y aura certainement début 2023 des hausses des prix du gaz et de l’électricité au début de l’année”, reconnaît la Première ministre Élisabeth Borne, invitée de Quotidien sur TMC, mardi 30 août. Elle assure que tout sera fait pour contenir les augmentations des prix de l’énergie afin qu’elles soient “soutenables” pour le portefeuille des ménages français. “On ne va pas exposer les Français à une explosion des prix de l’électricité”, indique-t-elle.

“ON NE VA PAS COUPER LE GAZ CHEZ LES MÉNAGES”, RASSURE É. BORNE

“Chacun peut baisser ses consommations. L’hiver, on a tendance à pousser le chauffage.(…) Je pense que les Français sont responsables. C’est important de se dire tout ce qu’on peut faire, ça nous évitera à avoir des coupures”, explique la Première ministre Élisabeth Borne, invitée de Quotidien sur TMC, mardi 30 août. “On ne va pas couper le gaz chez les ménages français, mais il pourrait y avoir des coupures chez les entreprises, les gros consommateurs. Ça aurait des répercussions.”

“CHACUN PEUT PARTICIPER”

Invitée sur Quotidien, la Première ministre Elisabeth Borne est revenue sur les inquiétudes autour de l’énergie pour les Français cet hiver. Elle a ainsi affirmé savoir que “les Français ne sont pas tous dans la même situation”. “J’ai bien en tête que les Français qui sont dans la précarité énergétique ne sont pas concernés” par les appels aux économies d’énergie lancés par le gouvernement, a détaillé la cheffe du gouvernement. 

Pour les autres foyers, Elisabeth Borne estime que “chacun peut participer” en “laissant son chauffage à 19 degrés”. “Il est très important de baisse le chauffage et je pense que les Français sont globalement responsables”, a expliqué la Première ministre.

FRONDE

Le maire de Montataire, dans l’Oise, menace de ne pas payer sa prochaine facture d’électricité. Il demande des solutions à l’État et invite les autres collectivités à le rejoindre dans ce combat. Une décision drastique qui inquiète les habitants.

Conso et tendances

VIDÉO - "On ne paiera plus" : un maire se rebelle contre la hausse du prix de l'électricité

VIDÉO – “On ne paiera plus” : un maire se rebelle contre la hausse du prix de l’électricité

INQUIÉTUDES

Face à la hausse des prix de l’énergie et en prévision de l’hiver qui arrive, les maires s’inquiètent et réfléchissent aux solutions pour réduire leur facture. Baisse du chauffage dans les écoles, fermeture des piscines et des patinoires : quelles solutions envisagent-ils ? TF1info a interrogé deux édiles.

Politique

Les municipalités aussi sont asphyxiées par la hausse du prix de l'énergie

Les municipalités aussi sont asphyxiées par la hausse du prix de l’énergie

SOBRIÉTÉ 

Bruno Le Maire a renouvelé, mardi, l’appel du gouvernement à la sobriété. Selon le ministre de l’Économie, les Français doivent se préparer à réduire leur consommation énergétique dans les prochains mois. Dans le même temps, l’exécutif prépare l’avenir en discutant avec les autres pays européens d’un découplage du prix de l’électricité de celui du gaz.

Économie

"Il faut que chacun comprenne qu'il sera nécessaire de réduire sa consommation d'énergie", martèle Bruno Le Maire

“Il faut que chacun comprenne qu’il sera nécessaire de réduire sa consommation d’énergie”, martèle Bruno Le Maire

NUCLÉAIRE

Le chantage au gaz russe a remis dans le débat l’importance de l’énergie nucléaire en France. Or, selon certains, le gouvernement actuel aurait “anéanti notre indépendance énergétique”. En cause, la promesse d’Emmanuel Macron de fermer 14 réacteurs nucléaires.

Politique

Crise de l'énergie : Emmanuel Macron a-t-il réellement fermé 14 réacteurs nucléaires ?

Crise de l’énergie : Emmanuel Macron a-t-il réellement fermé 14 réacteurs nucléaires ?

VÉRIF’

Le chantage au gaz russe a remis dans le débat l’importance de l’énergie nucléaire en France. Or, selon certains, le gouvernement actuel aurait “anéanti notre indépendance énergétique”. En cause, la promesse d’Emmanuel Macron de fermer 14 réacteurs nucléaires.

Politique

Crise de l'énergie : Emmanuel Macron a-t-il réellement fermé 14 réacteurs nucléaires ?

Crise de l’énergie : Emmanuel Macron a-t-il réellement fermé 14 réacteurs nucléaires ?

PRIX DE l’ÉLECTRICITÉ ET GAZ 

“Il y a une urgence absolue à découpler le prix de l’électricité du prix du gaz”, a affirmé mardi Bruno Le Maire. “Vous ne pouvez pas demander aux français de financer 6 réacteurs nucléaires, pour avoir de l’énergie décarbonée mais que le prix ne soit pas celui du coût de production en France mais celui du gaz”, met-il en avant.

“Je souhaiterais qu’avant même que la réforme soit mise en place – une réforme législative de cette ampleur prendra plusieurs mois, voire plusieurs années – nous puissions nous entendre entre pays européens pour opérer ce découplage”, appelle le ministre de l’Économie. Il estime qu’une telle mesure peut s’inscrire “en dehors de la réforme structurelle du marché européen de l’énergie”. “Je souhaite que le découplage entre prix du gaz et prix de l’électricité décarbonée soit beaucoup plus rapide que cela”, insiste-t-il. Par la suite, “on peut parfaitement imaginer un prix de l’électricité qui soit fondé sur le coût moyen de production dans le pays”, conclut le ministre. 

“RÉDUIRE SA CONSOMMATION”

En pleine crise du gaz, Bruno Le Maire a renouvelé ses appels à la sobriété. “Il faut que chacun d’entre nous comprenne qu’il sera nécessaire de réduire sa consommation d’énergie chez soi, dans les transports, dans les entreprises, dans les administrations et dans les commerces”, a estimé le ministre de l’Économie. “Partout où nous pouvons, il faut réduire la consommation d’énergie”, insiste-t-il. 

“Et puis il faut préparer le scénario où nous aurions un hiver particulièrement dur, du gaz moins disponible. Nous allons organiser le rationnement de l’énergie avec les entreprises” si une telle situation venait à se produire, a-t-il, par ailleurs, assuré. “Mais ça doit être la dernière option”, ajoute-t-il, “parce qu’il ne faut pas ajouter une crise économique à une crise énergétique”. 

Pour ce qui est de la question du gaz russe en tant que telle, le ministre insiste sur le fait qu’il faille “trouver d’autres sources d’approvisionnement”. 

ÉLECTRICITÉ

 

Le gouvernement a débloqué un fonds de 30 millions d’euros pour encourager les fournisseurs à proposer des offres avec des tarifs différenciés selon les périodes de consommation. Des contrats pas toujours avantageux à l’heure actuelle.

Mon argent et mes droits

Prix de l'électricité : décaler sa consommation en heures creuses, vraiment un bon plan ?

Prix de l’électricité : décaler sa consommation en heures creuses, vraiment un bon plan ?

“FLAGRANT DÉLIT DE DÉFAUT D’ANTICIPATION”

Alors que le gouvernement organise un Conseil de Défense sur l’énergie, Julien Bayou dénonce un “flagrant délit de défaut d’anticipation”. Rappelant que les écologistes alertent sur la question de l’énergie depuis des décennies, sur le développement des énergies renouvelables et sur la rénovation thermique, le chef de file EELV regrette le “décalage béant entre les paroles et les actes” de l’exécutif. 

GAZPROM

L’énergéticien français Engie a annoncé mardi que le géant russe Gazprom l’avait informé de réductions supplémentaires et immédiates de ses livraisons de gaz auprès de lui “en raison d’un désaccord entre les parties sur l’application de contrats”.

Les livraisons de gaz russe à Engie avaient déjà considérablement diminué depuis le début du conflit en Ukraine, passant récemment à seulement 1,5 TWh par mois, a précisé dans un communiqué Engie, qui avait évoqué fin juillet une part de gaz russe dans ses approvisionnements de l’ordre de 4%. Le groupe rappelle avoir déjà mis en place des mesures pour pouvoir fournir ses clients même en cas d’interruption des flux de Gazprom.

UN CONSEIL DE DÉFENSE ÉNERGIE CE VENDREDI

Emmanuel Macron présidera un Conseil de défense consacré à la crise de l’énergie vendredi matin, confirme ce lundi soir une source gouvernementale à LCI. 

Ce Conseil de défense est annoncé alors qu’Elisabeth Borne a appelé lundi les entreprises à élaborer un plan de sobriété, dont l’objet est d’éviter un possible rationnement de l’énergie durant l’hiver. 

C’EST PIRE EN BELGIQUE

Face à la crise énergétique, les dispositifs d’accompagnement des plus fragiles n’existent pas en Belgique. Résultat, les factures des particuliers explosent.

International

VIDÉO - Électricité et gaz : en Belgique, les factures s'envolent

VIDÉO – Électricité et gaz : en Belgique, les factures s’envolent

UNION EUROPÉENNE

L’UE a annoncé préparer “une intervention d’urgence” et “une réforme structurelle” du marché européen de l’électricité, dont le fonctionnement est de plus en plus critiqué face à la folle envolée des prix. 

Une telle réforme, réclamée de longue date par la France mais qui divisait les Vingt-Sept, sera au menu d’une réunion des ministres de l’Énergie de l’UE le 9 septembre à Bruxelles. 

“La flambée des prix de l’électricité montre clairement les limites du fonctionnement actuel du marché. Celui-ci avait été conçu dans un contexte très différent”, a reconnu Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, lors d’une conférence à Bled (Slovénie). 

“C’est pourquoi nous travaillons en ce moment à une intervention d’urgence et à une réforme structurelle du marché”, a-t-elle affirmé, sans plus de précisions. 

LA TRANSFORMATION ÉCOLOGIQUE COMME GAGE DE COMPÉTITIVITÉ 

“La transition écologique sera la condition sine qua non de la compétitivité des entreprises”, assure Elisabeth Borne. “Celles qui ne se transformeront pas verront leurs parts de marché, leur attractivité et leurs capacités à recruter des talents se réduire.”

Elle explique également qu’au cours de l’automne, une réflexion sur la réduction de notre dépendance aux énergies fossiles sera engagée “avec comme objectif d’aboutir, d’ici à la fin de l’année, à une première vision complète de notre planification écologique”.

BORNE AGITE LA MENACE DU RATIONNEMENT

“La sobriété concerne vos entreprises”, lance Elisabeth Borne devant le Medef. “Chaque entreprise doit se mobiliser et agir”, “j’appelle chacune à établir en septembre son propre plan de sobriété”. “Si nous agissons collectivement nous pouvons surmonter ce risque de pénurie”, assure-t-elle. Dans le cas contraire, “nous serions amené à imposer des baisses de consommation. Si nous devions en arriver au rationnement, les entreprises seraient les premières touchées, et nous devons malheureusement nous y préparer.”

Elisabeth Borne a appelé à faire un point “début octobre” lorsque “nous disposerons d’un premier bilan des plan de sobriété engagés”. Elle présentera alors “les différents scénarios et nous aurons une vision plus claire des risques de rationnement”.

BORNE DEVANT LE MEDEF

Elisabeth Borne explique que si la France est moins exposée que les autres nations européennes à des baisses d’exportations de gaz de la Russie, notamment en raison de sa faible dépendance au gaz dans son mix énergétique, elle avoue que “nous aurons moins de gaz” cet hiver. 

Aussi, il faudra “arrêter toutes les consommations d’énergie qui ne sont pas indispensables”, prévient-elle. Elle propose un pacte à tous les acteurs de la société : “préférer les économies choisies plutôt que les coupures subies”. “L’Etat doit être le premier à montrer l’exemple, des mesures de sobriété ont été prises dès cet été”, a-t-elle ajouté.

BORNE DEVANT LE MEDEF

“Un nouveau défi nous attend, une nouvelle urgence. Si la Russie venait à couper totalement ses exportations de gaz vers l’Europe, les conséquences seraient massives”, déclare la Première ministre devant le Medef. “Les prochains mois et les prochaines années seront difficiles, mais si nous agissons nous pourrons surmonter le risque de pénurie de gaz cet hiver, atténuer le dérèglement climatique, nous adapter aux effets déjà irréversibles et faire de la transition écologique une opportunité pour l’innovation, la croissance, l’emploi”, a-t-elle ajouté, appelant à des “solutions radicales et innovantes”.

BONJOUR

Bienvenue dans ce direct. Alors que la France, comme l’ensemble de l’Europe, traverse une crise historique de l’énergie – électricité, gaz ou encore carburant -, nous vous proposons de suivre dans ce direct les dernières informations relatives à ce sujet. 

Ce lundi 29 août, la Première ministre Elisabeth Borne est attendue aux Rencontres des entrepreneurs de France organisées par le Medef. Elle devrait y détailler les mesures qui seront prises pour inciter les entreprises à réduire leur consommation. 

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